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Private Equity & dette privée : investir dans l’économie réelle, hors des marchés cotés.

Le Private Equity consiste à prendre des participations au capital d’entreprises non cotées ; la dette privée, à financer ces entreprises par le prêt. Longtemps réservées aux institutionnels, ces classes d’actifs sont accessibles aux particuliers via des fonds feeders — avec un ticket d’entrée significatif, un horizon long et des risques réels qu’il faut comprendre avant d’investir.

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L’essentiel

Ce que c’est

Des participations au capital (Private Equity) ou des prêts (dette privée) à des entreprises non cotées, via des fonds gérés par des sociétés de gestion spécialisées.

Pour qui

Clientèle avertie disposant d’un patrimoine financier déjà diversifié, capable d’immobiliser le capital investi sur toute la durée du fonds.

Ticket et horizon

Tickets d’entrée généralement de 30 000 à 100 000 € via les feeders institutionnels. Horizon de blocage : 5 à 10 ans.

Cadre fiscal

Fiscalité des valeurs mobilières selon le véhicule et le mode de détention ; régime de l’apport-cession (150-0 B ter) pour les holdings sous conditions.

Produit présentant un risque de perte en capital et une illiquidité forte (capital bloqué 5 à 10 ans), réservé à une clientèle avertie.

Comment ça fonctionne

Les grandes maisons de Private Equity ne sont pas directement accessibles aux particuliers : l’accès passe par des fonds feeders, qui regroupent les souscriptions individuelles pour investir dans les fonds institutionnels.

  1. Souscription via un feeder — vous souscrivez à un fonds nourricier qui investit dans un fonds institutionnel (Eurazeo, Tikehau, Ardian, KKR selon les millésimes disponibles), avec un ticket de 30 000 à 100 000 € selon les véhicules.
  2. Période d’investissement — la société de gestion déploie le capital dans des entreprises non cotées, sélectionnées selon sa stratégie (capital-développement, transmission, dette privée…).
  3. Période de détention — les participations sont accompagnées et développées pendant plusieurs années. Votre capital est bloqué : il n’existe pas de marché secondaire organisé pour sortir à tout moment.
  4. Distributions et liquidation — au fil des cessions de participations, le fonds distribue le produit aux souscripteurs, jusqu’à la liquidation du véhicule, généralement entre la 5e et la 10e année.

Pour qui ?

Patrimoine financier établi

Au-delà de 300 à 500 k€ d’actifs financiers, le Private Equity constitue le « 2e étage » d’une diversification : il complète un socle liquide déjà en place, sans jamais s’y substituer.

Dirigeant après cession

Pour une holding issue d’un apport-cession, certains fonds de Private Equity comptent parmi les réinvestissements éligibles au maintien du sursis d’imposition (article 150-0 B ter).

Investisseur de long terme

Cadre supérieur ou profession libérale acceptant l’illiquidité en contrepartie d’une exposition à l’économie réelle, décorrélée du quotidien des marchés cotés.

Fiscalité : les grands principes

  • En direct (personne physique) — les gains relèvent en principe de la fiscalité des valeurs mobilières ; le traitement exact dépend du véhicule (FPCI, FCPR…) et de ses conditions propres.
  • Via une holding (apport-cession) — dans le cadre de l’article 150-0 B ter du CGI, le sursis d’imposition sur la plus-value d’apport est maintenu si la holding réinvestit 60 % du produit de cession dans des activités économiques éligibles dans les 24 mois ; certains fonds de Private Equity sont éligibles à ce réinvestissement.
  • Dispositifs de réduction d’impôt — certains véhicules de non coté ouvrent droit à des réductions d’impôt sous conditions (voir notre page Réduire mes impôts) ; ils obéissent à des règles distinctes des feeders institutionnels.

La fiscalité dépend de votre situation individuelle et de la législation en vigueur, susceptible d’évoluer. L’analyse s’effectue au cas par cas, en coordination avec votre conseil fiscal.

Frais et risques

Les risques

  • Risque de perte en capital : la valeur des participations peut baisser ; le capital investi peut être perdu en tout ou partie. Aucun rendement n’est garanti.
  • Illiquidité : capital bloqué 5 à 10 ans, sans possibilité de rachat anticipé dans la plupart des véhicules.
  • Risque de crédit (dette privée) : défaut de remboursement des entreprises emprunteuses.
  • Risque de valorisation : les actifs non cotés sont valorisés périodiquement, sans prix de marché continu.

Les frais

  • Frais de souscription éventuels à l’entrée.
  • Frais de gestion annuels du fonds et, le cas échéant, du feeder (structure à deux niveaux).
  • Commission de surperformance (« carried interest ») prélevée par la société de gestion au-delà d’un seuil de rendement.

L’ensemble des caractéristiques, frais et risques figure dans la documentation réglementaire (DIC/prospectus) remise avant toute souscription.

Notre approche

Architecture ouverte : nous sélectionnons les feeders donnant accès aux fonds institutionnels — Eurazeo, Tikehau, Ardian, KKR selon les millésimes — et les mettons en concurrence sur la stratégie, l’historique de la société de gestion et les frais.

  • Vérification d’adéquation — le Private Equity n’entre dans une allocation qu’après vérification de votre capacité à immobiliser le capital et de votre compréhension des risques (clientèle avertie).
  • Dosage dans l’allocation globale — le non coté complète un socle liquide, il ne le remplace pas ; la proportion est calibrée avec vous.
  • Suivi des millésimes — étalement des souscriptions dans le temps pour lisser les points d’entrée, suivi des appels de fonds et des distributions.

Morgen Capital est CIF adhérent CNCEF Patrimoine, « à titre non indépendant » au sens MIF II — voir nos agréments et notre modèle de rémunération, présenté avant toute souscription.

Vos questions sur le Private Equity

Le Private Equity est-il accessible aux particuliers ?

Oui, mais l’accès aux grandes maisons de gestion (Eurazeo, Tikehau, Ardian, KKR) passe par des fonds feeders négociés par des cabinets de conseil. Les tickets d’entrée se situent généralement entre 30 000 et 100 000 €, pour un horizon de 5 à 10 ans. Ce sont des produits réservés à une clientèle avertie, capable d’immobiliser ce capital et d’en accepter les risques.

Quelle est la différence entre Private Equity et dette privée ?

Le Private Equity consiste à prendre des participations au capital d’entreprises non cotées : la performance vient de la croissance et de la revente de ces participations. La dette privée consiste à prêter à des entreprises non cotées : la rémunération prend la forme d’intérêts, avec un risque de crédit lié à la capacité de remboursement des emprunteurs. Les deux classes sont illiquides et comportent un risque de perte en capital.

Pendant combien de temps mon capital est-il bloqué ?

Généralement entre 5 et 10 ans. Les fonds de Private Equity investissent, accompagnent puis cèdent leurs participations sur un cycle long : les rachats anticipés sont impossibles ou très limités. Ce capital doit donc être un excédent dont vous n’aurez pas besoin sur la période — c’est une condition d’éligibilité, pas un détail.

Quels rendements peut-on espérer ?

Les fonds institutionnels accessibles via feeders affichent des objectifs de rendement souvent compris entre 8 et 12 % nets par an. Ce sont des estimations indicatives : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et le capital investi peut être perdu en tout ou partie. Aucun rendement n’est garanti.

Le Private Equity peut-il servir au réinvestissement après une cession d’entreprise ?

Oui. Dans le cadre de l’apport-cession (article 150-0 B ter du CGI), le sursis d’imposition sur la plus-value est maintenu si la holding réinvestit 60 % du produit de cession dans des activités économiques éligibles dans les 24 mois. Certains fonds de Private Equity figurent parmi ces réinvestissements éligibles. L’éligibilité s’analyse au cas par cas avec votre conseil fiscal.

Quelle part de mon patrimoine consacrer au non coté ?

Le Private Equity est un outil de diversification qui devient pertinent au-delà de 300 à 500 k€ d’actifs financiers, en complément d’un socle liquide déjà constitué (assurance-vie, PEA, immobilier). La proportion dépend de votre horizon, de votre besoin de liquidité et de votre tolérance au risque — c’est l’objet du bilan patrimonial.

Le non coté se dose. Il ne s’improvise pas.

Vérifions ensemble si le Private Equity a sa place dans votre allocation, à quelle dose et via quels véhicules. Le bilan initial est offert.

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