Nos solutions · Morgen Invest

PER — Plan d’Épargne Retraite : l’impôt d’aujourd’hui finance le capital de demain.

Le PER, créé par la loi PACTE de 2019, est l’enveloppe dédiée à la préparation de la retraite. Vos versements se déduisent de votre revenu imposable, le capital se valorise jusqu’à la retraite, puis se récupère en capital, en rente, ou les deux. Il remplace et accueille par transfert les anciens PERP, Madelin et Article 83.

Bilan patrimonial offert

L’essentiel

Ce que c’est

Une enveloppe d’épargne retraite : versements déductibles du revenu imposable, capital investi sur des supports diversifiés, sortie à la retraite en capital et/ou en rente.

Pour qui

Contribuables en TMI 30 % et plus — salariés, professions libérales, dirigeants TNS. Peu pertinent en TMI 11 % au regard de la contrainte de blocage.

Ticket & horizon

Versements libres ou programmés, sans minimum élevé. Horizon : jusqu’à la retraite — c’est un produit de long terme par construction.

Cadre fiscal

Déduction à l’entrée (hors plafond des niches de 10 000 €), fiscalité à la sortie sur le capital et les gains selon le mode choisi.

Comment ça fonctionne

  1. Vous versez, vous déduisez — chaque versement volontaire se déduit de votre revenu imposable dans la limite de vos plafonds : jusqu’à 10 % des revenus professionnels pour un salarié ; pour un TNS, 10 % du PASS + 10 % du bénéfice + 15 % de la fraction au-delà d’un PASS. L’économie d’impôt est proportionnelle à votre TMI.
  2. Le capital travaille jusqu’à la retraite — les sommes sont investies sur une allocation adaptée à votre horizon (gestion pilotée ou conseillée). Le capital est bloqué jusqu’à la retraite, hors cas légaux de déblocage anticipé (dont l’acquisition de la résidence principale et les accidents de la vie).
  3. Vous sortez en capital, en rente, ou les deux — capital total ou fractionné sur plusieurs années pour lisser l’imposition, rente viagère pour sécuriser un flux à vie, ou une combinaison des deux.
  4. Vos anciens contrats se regroupent — PERP, Madelin, Article 83 et anciens PER se transfèrent vers un PER unique, avec conservation de l’antériorité fiscale et de la valeur acquise.

Pour qui ?

  • Cadres supérieurs en TMI 30-41 % — la déduction transforme une partie de l’impôt en capital retraite ; le différentiel entre revenus actuels et pension projetée rend l’effort indispensable.
  • Professions libérales et TNS — plafonds de déduction majorés (10 % PASS + 15 % au-delà d’un PASS) : le PER TNS est l’un des leviers fiscaux les plus puissants du statut, et l’un des plus sous-utilisés.
  • Dirigeants — le PER s’articule avec l’arbitrage salaire/dividendes, l’épargne salariale (PERCOL, abondement) et la holding, dans une stratégie de rémunération globale.
  • Détenteurs d’anciens contrats retraite — PERP, Madelin ou Article 83 dormants, souvent chargés en frais : le transfert vers un PER moderne est une optimisation rapide.

Fiscalité : les grands principes

  1. Déduction, pas réduction — le versement diminue le revenu imposable : l’économie vaut versement × TMI. À 41 %, 15 000 € versés représentent environ 6 150 € d’impôt en moins l’année du versement.
  2. Hors plafond des niches fiscales — le PER échappe au plafonnement global de 10 000 € par an, ce qui permet de le cumuler avec des réductions d’impôt (immobilier, IR-PME…).
  3. Plafonds reportables — les plafonds de déduction non utilisés des trois dernières années restent mobilisables, et les plafonds peuvent être mutualisés au sein du couple.
  4. Fiscalité à la sortie — les versements déduits sont imposés à la sortie (barème sur le capital correspondant aux versements, prélèvements sur les gains). D’où l’intérêt d’une sortie fractionnée pilotée, calée sur une TMI de retraité généralement plus basse.

La fiscalité dépend de votre situation individuelle et de la législation en vigueur, susceptible d’évoluer. Plafonds et barèmes cités à titre indicatif — chaque stratégie fait l’objet d’un calcul personnalisé.

Frais et risques : ce qu’il faut savoir avant de souscrire

Les frais

  • Frais d’entrée — de 0 % sur les meilleurs contrats à 3-5 % sur nombre de PER bancaires.
  • Frais de gestion annuels — du simple au triple selon les contrats (de l’ordre de 0,6 % à 2 %). Sur 20 ans, l’écart peut représenter 25 à 40 % du capital final.
  • Frais d’arbitrage — facturés à chaque mouvement sur certains contrats, gratuits sur d’autres.
  • Frais de transfert — plafonnés à 1 % de l’encours, nuls après 5 ans de détention.

Les risques

  • Capital bloqué jusqu’à la retraite — hors cas légaux de déblocage anticipé. Le PER ne convient pas à une épargne de précaution.
  • Risque de perte en capital sur les unités de compte — la valeur des supports investis fluctue avec les marchés ; seul le fonds en euros bénéficie d’une garantie de l’assureur, hors frais.
  • Fiscalité à la sortie — l’avantage fiscal à l’entrée se paie partiellement à la sortie ; l’arbitrage n’est favorable que si la TMI de sortie est inférieure à la TMI d’entrée, ce qui se vérifie au cas par cas.

L’ensemble des caractéristiques, frais et risques figure dans la documentation réglementaire (DIC/prospectus) remise avant toute souscription.

Notre approche

  1. Architecture ouverte — nous sélectionnons le PER parmi les contrats du marché, mis en concurrence sur les frais, la profondeur des supports et la qualité de gestion. Pas de contrat maison.
  2. Dimensionnement par la TMI — le montant des versements découle de votre TMI réelle, de vos plafonds disponibles (y compris reports) et de votre capacité d’épargne — pas d’un objectif commercial.
  3. Transferts avec antériorité fiscale — regroupement de vos PERP, Madelin, Article 83 et anciens PER vers un contrat performant, sans perdre la valeur acquise ni l’antériorité.
  4. Pilotage jusqu’à la sortie — revue annuelle des versements et de l’allocation, puis stratégie de sortie (capital fractionné, rente, combinaison) calée sur votre fiscalité de retraité.

Vos questions sur le PER

Le PER est-il une réduction ou une déduction d’impôt ?

Une déduction : vos versements se déduisent directement de votre revenu imposable, dans la limite de vos plafonds. L’économie est donc proportionnelle à votre TMI — puissante dès 30 %, très forte à 41 %. Autre conséquence importante : le PER n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an, qui ne concerne que les réductions et crédits d’impôt.

Puis-je transférer mon vieux PERP, mon Madelin ou mon Article 83 vers un PER ?

Oui. Depuis la loi PACTE de 2019, les anciens produits retraite (PERP, Madelin, Article 83, PERCO) sont transférables vers un PER, et tous les PER sont transférables entre eux. Vous conservez votre antériorité fiscale et la valeur acquise. Le transfert prend généralement 2 à 4 mois. Les frais de transfert sont plafonnés à 1 % de l’encours, et gratuits au-delà de 5 ans de détention.

Faut-il sortir son PER en capital ou en rente ?

La sortie en capital fractionné est souvent préférable : le capital réparti sur plusieurs années permet d’optimiser les tranches d’imposition, et vous gardez la maîtrise des montants prélevés. La sortie en rente apporte une sécurité de flux à vie, mais consomme le capital. Notre approche : combiner les deux modes selon votre patrimoine global et le niveau de sécurité souhaité.

Quels sont les plafonds de déduction du PER ?

Pour les salariés : jusqu’à 10 % des revenus professionnels de l’année précédente. Pour les TNS : 10 % du PASS, plus 10 % du bénéfice, plus 15 % de la fraction du bénéfice au-delà d’un PASS — un plafond nettement supérieur, de l’ordre de 87 000 € en 2026 pour les revenus les plus élevés. Les plafonds non utilisés des trois années précédentes sont reportables. Le calcul précis dépend de votre situation.

Le PER est-il intéressant quelle que soit ma tranche d’imposition ?

Non. Pour une TMI à 11 %, l’avantage fiscal est faible et la contrainte du blocage jusqu’à la retraite est lourde : d’autres enveloppes sont souvent préférables. À partir de 30 %, le PER devient très efficace. Au-delà, il se combine avec d’autres leviers. Notre approche : dimensionner le PER selon votre TMI réelle, pas le pousser systématiquement.

Mon PER bancaire a des frais élevés : que faire ?

Les PER bancaires facturent fréquemment 3 à 5 % de frais d’entrée et 1,5 à 2 % de frais de gestion annuels, plus des frais d’arbitrage. Sur 20 ans, ces frais peuvent représenter 25 à 40 % de votre capital final. Le transfert vers un PER en architecture ouverte à frais réduits, sans perte de l’antériorité fiscale, est l’une des optimisations les plus rapides à mettre en place.

Le bon PER, au bon montant, au bon moment.

Plafonds disponibles, TMI réelle, contrats existants à transférer : un diagnostic d’une heure suffit à poser votre stratégie retraite et son volet fiscal.

Bilan patrimonial offert